Idée originale et conception :
Nicole Charpentier (mise en scène, dramaturgie, direction de jeu)
Christian Chabaud (mise en scène, scénographie, marionnettes)

Musique et espaces sonores : Philippe Angrand

Atelier : Nicolas Charentin

Avec : Philippe Angrand - Nicolas Charentin - Christian Chabaud - en alternance avec Samuel Beck

 

 

Jeune Public

La plaquette de présentation

Contact Compagnie Daru-Thémpô - Tél. / Fax : 01 64 90 69 88 - e-mail : cie.daru@polemarionnette.com

Compagnie Daru-Thémpô 18, rue de Saint-Arnoult - 91340 Ollainville

Le voleur idiot

Mise en scène

Nous nous attachons à explorer cette histoire très ancienne avec un regard symbolique, autant que poétique et drôle, ce qui n’empêche aucunement le plaisir esthétique et de nouvelles façons de poser la question de la morale du conte. Le récit est conté, joué théâtralement et marionnettiquement. Il alterne et mêle les scènes d’actions jouées par des marionnettes « à l’ancienne » et la parole du conteur.
Les scènes du récit sont jouées par les marionnettes, représentant les protagonistes (cf. plus loin). Nous sommes avec Ali le berger et son âne au bord de l’oued, devant la muraille de roche qui s’ouvre magiquement, puis au plus profond de la caverne merveilleuse devant la splendeur d’un trésor inimaginable. Plus tard, ce sont es voleurs de grands chemins qui complotent, le village du frère d’Ali, Kassim et de sa femme acariâtre, le grand marché multicolore où tout se négocie la maison d’Ali et sa femme qui cachent les pépites d’or, le banquet offert au chef des voleurs qui veut faire un très mauvais sort à Ali, véritable nouveau riche...

 

Les marionnettes traditionnelles revisitées

Les marionnettes sont inspirées du théâtre Wayang (Goleks à tiges et à tringles d’origine perse). Elles sont fabriquées à partir de matériaux contemporains, sacs de plastique, abat-jours, bouts de ficelles, boîtes de conserves... comme si une certaine « pauvreté » des matériaux permettait de renforcer la puissance de la lumière, valeur « riche ».

Les VOLEURS sont fabriqués à partir de boîtes de ferraille, évoquant les armures et les blindages soldatesques, qui provoquent des sonorités et une manipulation tonitruantes.

Les autres protagonistes (ALI, SA FEMME, KASSIM et la sienne, LE PHARMACIEN, LE CORDONNIER) permettent une manipulation délicate qui permet de figurer l’humanité et la délicatesse de certains, particulièrement celles d’ALI et de MORGANE, sa fille. Elles sont manipulées « à vue ». Des abat-jours forment le corps des personnages « sensibles » à la puissance de la LUMIÈRE de l’OR.

 

Morgane

Le 39e voleur

LA PAROLE DU VOYAGEUR-CONTEUR
Voyageur d’aujourd’hui, le conteur situe l’histoire dans son contexte - un conte d’origine perse -, pose l’intrigue, accompagne les personnages comme un reporter contemporain plongé dans l’action, tente d’analyser les situations, d’en dégager une possible morale. Outre la parole, il dispose d’un vidéo-projecteur et d’un ordinateur portable. Il projette images, mots, cartes, ombres sur le décor-écran mobile qui se meut sur scène selon les situations : une rue populaire d’une ville
orientale, la grotte merveilleuse, le marché, le palais des mille et une nuits.


« LE TRÉSOR »
La symbolique principale de notre interprétation du conte est de représenter le trésor par la LUMIÈRE qui irradie ceux qui s’en emparent (marionnettes lumineuses). La fièvre de l’Or ! Le
TRÉSOR est aussi le mot lui-même formé d’ampoules ondoyantes, tel une enseigne lumineuse. La caverne du trésor s’avère un véritable « ventre de lumière d’or » qui absorbe -
dévore - les désirs des trop curieux pénétrants, comme Kasssim le frère d’Ali.


UN DISPOSITIF SCÉNIQUE ÉVOLUTIF
Une grande toile de tente raccommodée qui évoque une tente du désert, cache et révèle les différents lieux de l’action. Les images projetées dessinent l’espace des scènes: la maison du pauvre Ali, celle de son riche frère Kassim, le marché oriental, la forêt, l’entrée de la caverne, la caverne du trésor, le palais d’Ali devenu riche.

 

LE SENS DE L’HISTOIRE
Le conte est philosophique, populaire, universel. Il dit combien la fascination de la richesse pour la richesse et la soif insatiable de l’accumulation de biens sans nécessité peuvent être préjudiciables à l’esprit humain, voire mortelles. Il dit aussi que le désir de vengeance des nantis qu’on dépouille provoque en eux une haine d’autant plus irréconciliable qu’ils ont eux-même acquis leurs biens de façon malhonnête !
Le héros de l’histoire, Ali Baba, aura-t-il le même comportement ?
Le propos du conte - qui est le plus ancien des Mille et Une Nuits - peut faire l’objet d’une analyse politique et humaniste très contemporaine. Accumuler des trésors, pourquoi faire ? À quel prix ? Pourquoi accumuler plus que ce dont on a besoin ? Quelle est la juste valeur des choses ? Leur apparence serait-elle suffisante, sans utilisation ? Un simple code magique est-il le secret de l’accès à la richesse,au bonheur ? De quel « bonheur » ?


AUJOURD’HUI
« La caverne d’Ali Baba », « Sésame, ouvre-toi ! » sont des termes passés dans le langage commun.À la simple lecture de l’histoire, on omet souvent ce qui fait l’universalité du conte, cette force humaniste grâce à laquelle le récit a traversé le temps et les sociétés, depuis la Perse jusqu’en Europe, accompagnant les caravanes, les voiliers marchands, grâce à l’oralité des conteurs.Ou du moins en retient-on l’image d’Épinal : le « merveilleux », « le cruel », « l’orientalisme », voire le côté « enfantin », au détriment de sa signification profonde, de sa portée philosophique, pédagogique, symbolique. Pour mettre en scène ce conte ancien venu d’ailleurs, dont on sait la diversité des origines (l’immense empire perse), nous avons choisi d’en montrer les aspects symboliques autant que merveilleux.Tous les aspects du récit sont abordés, joués : le contexte d’une société orientale traditionnelle, l’épopée d’un héros malgré lui entremêlée de quiproquos comiques autant que
cruels, le suspens de la menace des cruels voleurs comme ressort ramatique, la morale de la fable « bien mal acquis ne profite jamais »...

   

 

Compagnie Daru-Thémpô - Pôle de la Marionnette en Essonne - sud Ile-de-France

Création avec le soutien en résidence du département de l'Essonne et de la ville Saint-Germain-lès-Arpajon, la permanence artistique de la Région Ile-de-France des villes Breuillet, Lardy